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Distinguer les Macreuses noire et à bec jaune : critères et difficultés
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Macreuses à bec jaune (Melanitta americana) mâle adulte en Californie (États-Unis) en décembre 2021 et noire (M. nigra) mâle adulte dans le parc national de la mer des Wadden (Allemagne) en mars 2020 : les différences ne sont pas toujours aussi nettes, et les conditions d’observation ne sont pas toujours aussi favorables !
Photographies : Becky Matsubara et Stephan Sprinz / Wikimedia Commons
Introduction
En Europe, la Macreuse noire (Melanitta nigra) se reproduit en Islande, au nord des îles Britanniques, en Scandinavie et en Sibérie et hiverne le long du littoral, principalement dans les mers Baltique et du Nord et dans l’océan Atlantique, généralement à une distance du rivage comprise entre 0,5 et 2 km, où elle peut plonger jusqu’à six mètres de profondeur pour capturer des mollusques et des crustacés. En France, la population hivernante est variable selon les années, comprise par exemple entre 16 000 et 37 000 individus pour la période 2010-2013. Le littoral normand, en particulier les baies du Mont-Saint-Michel et des Veys, la côte occidentale du Cotentin, le rivage du pays d’Auge et l’estuaire de la Seine, accueillent plusieurs milliers d’individus (près du tiers du total hexagonal) entre la fin de l’été et le mois d’avril, les premiers départs vers les sites de nidification ayant lieu dès le début du mois de février.
Dans les grandes troupes de Macreuses noires, les observateurs attentifs et chanceux peuvent avoir la chance de repérer des espèces plus rares, comme la Macreuse à bec jaune (M. americana), qui niche en Sibérie orientale et en Amérique du Nord. Autrefois considérée comme une sous-espèce de la Macreuse noire, elle a été élevée au rang d’espèce distincte il y a une vingtaine d’années : un individu a ainsi été découvert au début du mois de février 2025 depuis la plage de Cabourg (Calvados), où il était encore présent le 23 au moins.
Après une présentation des Macreuses noire et à bec jaune et des arguments ayant conduit à l’élévation de cette dernière au rang d’espèce distincte, nous présentons les critères permettant de distinguer les mâles adultes et de premier hiver et les femelles, en rappelant les difficultés que l’on peut rencontrer sur le terrain. Nous remercions Louis Boulesteix (site web : www.nature-images.fr), Quentin Gantier, Thomas Marchal et Camille Montégu pour nous avoir aidés à illustrer cet article.
Abstract
In Europe, the Common Scoter (Melanitta nigra) breeds in Iceland, the northern British Isles, Scandinavia and Siberia and winters along the coast, mainly in the Baltic and North Seas and the Atlantic Ocean, usually between 0.5 and 2 km from the shore, where it can dive to depths of up to six metres to catch molluscs and crustaceans. In France, the wintering population varies from year to year, for example between 16,000 and 37,000 individuals for the period 2010-2013. The Normandy coastline, particularly the bays of Mont-Saint-Michel and Les Veys, the western coast of the Cotentin, the shores of the Pays d’Auge and the Seine estuary, welcome several thousand individuals (nearly a third of the total in France) between the end of summer and April, with the first departures to nesting sites taking place at the beginning of February.
In the large flocks of Black Scoters, attentive and lucky birders may have the chance to spot rarer bird species, such as the Black Scoter (M. americana), which nests in eastern Siberia and North America. Formerly considered a subspecies of the Common Scoter, it was elevated to the rank of a distinct species about twenty years ago: an individual was discovered at the beginning of February 2025 from the beach of Cabourg (Calvados), where it was still present on at least the 23rd.
After a presentation of the Common and Black Scoters and the arguments that led to the elevation of the latter to the rank of distinct species, we present the criteria for distinguishing adult and first-winter males from females, recalling the difficulties that can be encountered in the field. We thank Louis Boulesteix (website : www.nature-images.fr), Quentin Gantier, Thomas Marchal and Camille Montégu for helping us illustrate this article.
La Macreuse noire (Melanitta nigra)
![]() Macreuses noire (Melanitta nigra) mâle et femelle adultes depuis la plage de Prerow (Allemagne) en décembre 2018 : notez (1) le bec majoritairement noir du mâle, avec une bande jaune sur le culmen et (2) la calotte sombre de la femelle, contrastant avec les joues grisâtres. |
Longueur : 51 à 58 cm.
Description : le mâle adulte a un plumage entièrement noir brillant. Le bec, assez fort, présente un petit tubercule à la base. Il est principalement grisâtre, avec une zone jaune orangé sur le culmen (= le dessus), et parfois au-delà La femelle adulte a la calotte et la nuque brun sombre, les joues et le cou brun grisâtre pâle, et le reste du corps brun foncé. Son bec est gris sombre, sans tubercule à la base. Le juvénile ressemble à la femelle adulte, mais son ventre est plus pâle, avec le dessous et la moitié inférieure de la tête plus clairs.
Le mâle de premier hiver ressemble à la femelle, mais le dessus du bec, qui n’a pas encore de tubercule, devient verdâtre dès le mois de novembre, puis jaune à la fin de l’hiver. Le plumage noir de l’adulte est acquis progressivement au cours de la première année.
Dans tous les plumages, les primaires sont pâles sous l’aile.
Voix : au printemps, le mâle émet un doux sifflement (« piu ») régulièrement répété, ainsi que d’autres cris brefs. La femelle lance des « karr » brefs. Les ailes du mâle produisent un sifflement en vol.
Habitats : la Macreuse noire se reproduit long des berges des plans et des cours d’eau et dans les tourbières dans la toundra arctique et subarctique. Elle n’est abondante nulle part et devient moins commune dans les zones fortement boisées, contrairement à la Macreuse brune (M. fusca). Elle hiverne en mer, habituellement dans des eaux peu profondes, entre 500 mètres et 2 kilomètres au large. Pendant la migration, elle visite parfois les grandes étendues d’eaux douces à l’intérieur des terres.
Aire de répartition : la Macreuse noire se reproduit en Islande, en Écosse (Grande-Bretagne), au Spitzberg (Norvège) et de la Scandinavie à la Sibérie jusqu’au fleuve Lena, et peut-être plus à l’est. La limite sud de son aire de nidification en Sibérie centrale suit la limite entre les taïgas septentrionale et moyenne. Près du lac Khantaïskoïe (Sibérie), la Macreuse noire est commune sur les étangs forestiers, où elle cohabite avec la Macreuse brune (M. fusca), et elle est sympatrique avec la Macreuse à ailes blanches (M. stejnegeri) dans la dépression de Syurindinsk, dans la vallée supérieure de la rivière Vilyuy.
La Macreuse noire hiverne le long des côtes d’Europe, ainsi qu’en mer Caspienne. Des oiseaux muent le long des côtes du nord de l’Europe, parfois très loin en mer. En France, les principales zones d’hivernage sont les environs de l’île d’Oléron (Charente-Maritime) (lire Où observer les oiseaux sur l’île d’Oléron ?), la baie du Mont-Saint-Michel (Manche/Ille-et-Vilaine) (lire Où observer les oiseaux dans la baie du Mont-Saint-Michel ?), les environs de la Tranche-sur-Mer (Vendée) (lire Observer les oiseaux près de La Tranche-sur-Mer) , la baie des Veys (Manche) (lire La baie des Veys, une zone humide injustement méconnue) et les littoraux du Calvados et la Loire-Atlantique.
La Macreuse à bec jaune (Melanitta americana)
![]() Macreuse à bec jaune (Melanitta americana) mâle adulte dans le New Hampshire (États-Unis) en mars 2017. Notez (1) la grosse base renflée jaune-orange du bec. |
Longueur : 51 à 58 cm.
Description : la Macreuse à bec jaune ressemble étroitement à la Macreuse noire, à laquelle elle était encore rattachée au début des années 2000, mais le mâle adulte se distingue par sa grosse base renflée entièrement jaune-orangé. La femelle adulte ressemble également à celle de la Macreuse noire, mais sa nuque sombre est plus large à son extrémité sur la nuque, et du jaune est parfois visible sur son bec entièrement gris sombre (moins que le mâle toutefois). Le mâle de premier hiver ressemble à la femelle, mais une zone légèrement renflée, verdâtre puis jaunâtre, est visible à sa base.
Voix : le mâle en parade émet un sifflement descendant plaintif (« wheeoooooo »). Il lance plus rarement un « tuka-tuka-tuka-tuk ». En vol, il émet un grognement bas et un « tooooo-it » parfois répété. Comme la Macreuse noire, les ailes du mâle produisent un sifflement en vol.
Habitats : comme la Macreuse noire.
Aire de répartition : la Macreuse à bec jaune se reproduit en Sibérie orientale (à partir de l’est du bassin de la Léna jusqu’à la péninsule du Kamchatka) et en Amérique du Nord (en Alaska et au Canada, de la baie de Bristol au détroit de Kotzebue, et sporadiquement à l’est jusqu’à Terre-Neuve). Il existe deux populations, peut-être disjointes, en Amérique du Nord : une se reproduisant dans la toundra côtière et alpine de l’Alaska et une dans le nord du Québec. Elle hiverne le long des côtes asiatiques et nord-américaines de l’océan Pacifique et atlantique de l’Amérique du Nord. La limite sud de sa zone d’hivernage correspond une température de surface de la mer supérieure à 10 – 11°C.
![]() Aires de nidification et d’hivernage de (A) la Macreuse noire (Melanitta nigra) (en rouge et en bleu sombre) et (B) de la Macreuse à bec jaune (M. americana) (en orange et en bleu clair). |
Apparemment, les aires de nidification des Macreuses noire et à bec jaune seraient séparées par la vallée inférieure du fleuve Léna (Sibérie), mais cette limite pourrait être plus diffuse.
La Macreuse à bec jaune, une espèce récemment séparée de la Macreuse noire
Jusqu’au début des années 2000, la Macreuse à bec jaune était considérée comme une sous-espèce de la Macreuse noire, la principale différence significative visible étant la forme et le bec des mâles adultes. En effet, au sein du genre Melanitta, les mâles se caractérisent par un plumage majoritairement noir et par un bec présentant des structures particulières (tubercules) et des couleurs vives, qui servent certainement lors de la parade. Cette coloration sert probablement à accentuer les mouvements stéréotypés de la tête des mâles pendant la parade nuptiale, qui servent à la formation des couples.
Les parades nuptiales des Macreuses noire et à bec jaune se ressemblent globalement, les mâles se rassemblant autour d’une ou de plusieurs femelles et enchaînant plusieurs postures : étirement du cou vers le haut et vers l’avant, battements d’ailes, secousses latérales de la tête, lissage des plumes de la poitrine, poursuites lentes ou rapides, claquements de la queue, vols courts, etc. La seule différence constatée est un tremblement du corps décrit chez la Macreuse noire mais pas chez la Macreuse à bec jaune.
Il existe par ailleurs des différences dans les cris de parade des deux espèces.
Ces particularités phénotypiques et comportementales semblent isoler génétiquement ces deux espèces : on ne connaît ainsi pas d’hybrides et leurs aires de nidification semblent distinctes. Il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur les Macreuses noire et à bec jaune, notamment sur leurs relations dans la zone de contact de leurs zones de distribution. De plus amples informations sur le rôle de la forme et de la couleur du bec des mâles dans la sélection des partenaires seraient également utiles.
La Macreuse à bec jaune, une espèce accidentelle rare en Europe de l’Ouest
La Macreuse à bec jaune est une espèce accidentelle rare en Europe de l’Ouest. Toutes les observations concernent des mâles adultes ou subadultes, plus faciles à identifier que les femelles (voir plus bas). En France, d’après le site web du Comité d’Homologation National, 14 données confirmées ont été recensées entre 1992 et 2021, principalement entre décembre et avril et dans des secteurs côtiers favorables aux concentrations de macreuses, comme le littoral vendéen et la baie du Mont-Saint-Michel. D’autres observations ont été faites après 2021 (voir une sélection d’observations récentes en France), dont un mâle découvert parmi des Macreuses noires au début du mois de février 2025 devant la plage de Cabourg (Calvados).
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Distinguer les mâles adultes des deux espèces n’est pas toujours évident
![]() Dessins des becs des Macreuses à bec jaune (Melanitta americana) et noire (M. nigra) mâles adultes vus de face : l’étendue de la zone orange peut être très comparable de face, comme dans le cas de chez deux individus (parfois, le jaune est plus réduit chez le mâle de la Macreuse noire). |
La différence la plus importante et la plus connue entre les mâles adultes des Macreuses noire et à bec jaune sont la forme et la couleur de leur bec. Celui du mâle adulte de la Macreuse noire est principalement grisâtre, avec un petit tubercule à la base, et le dessus du bec (culmen) est jaune, tandis que celui de la Macreuse à bec jaune présente un tubercule plus gros entièrement jaune-orangé. Chez la Macreuse noire, le jaune du bec peut s’étendre sur tout le haut du tubercule et sur les côtés du bec, ce qui rend alors la distinction avec le mâle de la Macreuse à bec jaune plus difficile, notamment à grande distance et de face : selon les auteurs de l’encyclopédie « Birds of the Western Palearctic », ces oiseaux « problématiques » seraient des mâles de seconde année civile. Les côtés du tubercule de la Macreuse noire sont toutefois toujours gris, mais la distance empêche généralement de voir ce détail. En outre, les vagues compliquent souvent les choses (lire Identifier les macreuses dans des conditions d’observation difficiles).
Nous avons eu l’occasion de nous rendre en février 2025 à Cabourg (Calvados) pour observer le mâle de Macreuse à bec jaune présent depuis le début du mois, et nous avons en effet constaté que plusieurs mâles de Macreuses noires avaient aussi beaucoup de jaune sur le bec, provoquant ainsi une certaine « confusion ».
La Macreuse à bec jaune a un cou un peu plus épais que celui de la Macreuse noire, mais ce critère n’est pas facile à évaluer sur le terrain et dépend de la posture.
Le cercle oculaire de la Macreuse à bec jaune est gris-bleuâtre et non pas jaune, l’onglet (crochet) à l’extrémité de son bec est plus visible et les narines sont plus proches de la base du bec, mais ces critères ne sont guère visibles sur le terrain.
Martin Garner a remarqué que la la ligne de flottaison de la Macreuse à bec jaune était plus basse que celle de la Macreuse noire : elle se tient plus haut sur l’eau et la partie émergée de son corps est donc plus importante, ce qui la fait paraître un peu plus grande. Il a aussi noté qu’elle dressait plus souvent sa queue, qui était nettement plus courte.
Par ailleurs, la Macreuse à bec jaune semble se rapprocher plus près de la côte que la Macreuse noire, plongeant volontiers dans les rouleaux des vagues déferlant sur le rivage.
En résumé, les critères permettant de repérer un mâle adulte de Macreuse à bec jaune sont :
- un gros tubercule jaune-orange entièrement collé à la base du bec. La couleur orange se concentre plutôt dans la partie inférieure de ce renflement, alors cette teinte est plutôt concentrée dans la partie supérieure ou sur toute la surface du tubercule de la Macreuse noire.
- Son cou est un peu plus épais.
- Sa queue est plus courte.
- Son cercle oculaire est plutôt gris-bleuâtre que jaune.
- Le bout de son bec (onglet) est plus visible.
- Le cercle oculaire est gris-bleuâtre et non pas jaune.
- Ses narines sont plus proches de la base du bec.
- Elle a davantage tendance se nourrir dans ou près des vagues.
- Elle se tient plus haut sur l’eau et semble ainsi plus « volumineuse ».
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Distinguer les femelles et les juvéniles : des différences subtiles
Distinguer les femelles de Macreuses à bec jaune et noire est nettement plus difficile que de séparer les mâles adultes des deux espèces, ce qui explique certainement pourquoi la totalité des données européennes de Macreuses à bec jaune concernent des mâles.
Le bec de la femelle de la Macreuse à bec jaune est un peu plus gros, avec une base plus renflée, et le crochet (onglet) à son extrémité est plus prononcé. Environ 10 % des femelles de Macreuses à bec jaune auraient par ailleurs du jaune sur le bec à partir de la fin de l’hiver. Certaines Macreuses noires femelles ont parfois aussi un peu de jaune au niveau des narines et au milieu du culmen, mais toujours moins que les Macreuses à bec jaune.
La forme de la tête de la femelle de la Macreuse à bec jaune a tendance à être un peu différente, avec un front plus raide et une couronne bombée, créant une forme plus carrée.
Les Macreuses noires juvéniles et femelles présentent enfin souvent une ligne courbée sombre et floue s’étendant verticalement sous l’œil beaucoup moins marquée chez les Macreuses à bec jaune juvéniles et femelles.
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Distinguer les mâles de premier hiver
![]() Macreuses à bec jaune (Melanitta americana) et noire (M. nigra) mâles de premier hiver. Schéma : Ornithomedia d’après Martin Garner / Birdguides |
Les mâles de premier hiver des deux espèces ressemblent aux femelles adultes, à l’exception de la présence d’une base jaune-verdâtre à jaune plus vif à la base du bec et/ou sur le culmen, et donc plusieurs des critères permettant de distinguer ces dernières peuvent aussi être utilisés pour repérer un jeune mâle de Macreuse à bec jaune à cette période de l’année : un bec plus épais à sa base, un onglet plus proéminent à son extrémité, une tête plus carrée et l’extrémité de la calotte sombre plus large sur la nuque.
Par ailleurs, la mue des jeunes mâles de Macreuses à bec jaune étant en moyenne plus tardive que celle des Macreuses noires, le plumage des premiers ressemble davantage à celui des femelles adultes à la fin de l’automne et au début de l’hiver, alors les jeunes mâles de Macreuses noirs sont souvent plus sombres.
Le tubercule à la base du bec commence à peine à apparaître à cet âge chez les deux espèces, mais il est tout de même déjà un peu plus visible chez la Macreuse à bec jaune : il est jaune-vert en novembre-décembre et devient jaune à la fin de l’hiver. Chez le jeune mâle de Macreuse noire, on note une simple tache verdâtre à jaunâtre sur le culmen.
Une vidéo de la Macreuse à bec jaune découverte à Cabourg (Calvados) en février 2025
La vidéo ci-dessous permet d’avoir une idée de la visibilité du bec d’un mâle adulte de Macreuse à bec jaune à grande distance.
Macreuse à bec jaune (Melanitta americana) mâle et Macreuses noire (M. nigra) mâles et femelles devant la plage de Cabourg (Calvados) le 2 février 2025.
Source : Thibaud Daumal
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Compléments
Dans la rubrique Observations d’Ornithomedia.com
Macreuse à bec jaune (Melanitta americana)
Dans la galerie d’Ornithomedia.com
Ouvrage recommandé
Le guide Ornitho deKillian Mullarney et al
Sources
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Martin Collinson, David T. Parkin,Alan G. Knox, George Sangster aet Andreas J. Helbig (2006). Species limits within the genus Melanitta, the scoters. British Birds. Volume : 99. Pages : 183–201. Avril. www.researchgate.net
- Martin Garner (2005). Focus On: identifying Black Scoters in all plumages. Birdguides. Date : 21/12. www.birdguides.com
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