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| Les
bords de Marne |
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Autour de l'île du héron
La région parisienne
possède quelques espaces naturels préservés, y compris au
coeur de la première agglomération de France.
Laetitia Ménager (laetitianat@wanadoo.fr)
nous propose de découvrir les berges de la Marne au environs de l'île
du Héron. La relative tranquillité du lieu permettra aux promeneurs
d'observer au cours des saisons des espèces aquatiques et forestières,
du Grèbe castagneux (tachybaptus ruficollis) au Pic vert (Picus viridis).
Il s'agit bien entendu d'une balade facile pour les personnes à mobilité
réduite.
Abstract
Situated in the
Southern suburb of Paris, near the towns of Bonneuil-sur-Marne and Saint-Maur-des-Fossès,
the banks of the Marne river are quite interesting for the forest-dwelling and
aquatic bird species. This spot is easily reached by handicapped birders.
Autour de l'île du Héron
Accès
Depuis Paris, par
la N19, prendre la direction de Bonneuil-sur-Marne puis celle de St-Maur-des-Fossés
par la D30. Après le port de Bonneuil, vous accéderez au pont de
Bonneuil (entrée de St Maur); Juste après ce pont, tournezà
droite vers les bords de Marne. Continuez tout droit, et après la Rue du
Succès, garez-vous sur la gauche (car le trottoir est large et en hiver
il y a souvent des places vides). Sinon, tournez à gauche et stationnez
le long de l'Avenue Albert 1er (à cet endroit, le trottoir est abaissé
et permet de rejoindre une piste cyclable). Vous êtes face à l'île
du Héron.
La promenade
Oiseaux communs
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Bords de Marne
en hiver
Photo : Laetitia Ménager |
Ce parcours est sans difficulté
et nous prouve la capacité d'adaptation de la nature en ville. Plantes,
oiseaux, petits mammifères et poissons y trouvent un havre de tranquillité.
Plusieurs des îles de la Marne sont classées en réserves naturelles
départementales (îles de l'abreuvoir, des Gords, et de Pissevinaigre),
et des panneaux d'information vous informent de manière claire.
En automne ou en hiver,
le long du chemin, les Mésanges charbonnières (Parus major), bleues
(parus caerulus), et à longue queue (Aegithalos caudatus) vous accompagneront.
Le Rouge gorge familier (Erithacus rubecula), la Pie bavarde (pica pica), les
Pigeons ramier (Columba palumbus) et biset (C. livia), l'Étourneau sansonnet
(Sturnus vulgaris) par endroits et le Merle noir (Turdus merula) sont communs.
Face à l'île de Casenave, on peut parfois entendre la Sittelle torchepot
(Sitta europaea). Une petite flèche bleue, le Martin-pêcheur d'Europe
(Alcedo atthis), est observable tout le long de l'année. La conservation
de berges hautes permet à ce petit oiseaux de nidifier.
Cormorans, canards et rousserolle
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Chardonneret
élégant (Carduelis carduelis)
Photo : Laetitia Ménager |
En passant sous le pont de
Chennevières à droite, la zone devient plus humide et le terrain
légèrement sablonneux (mais le dessous est cimenté); La pente
est à prendre de préférence en arrière afin de mieux
freiner avec le fauteuil, mais il est aussi possible de la descendre en avant.
Ensuite, le chemin devient de nouveau lisse.
Près de l'île des Vignerons, le Héron cendré (Ardea
cinerea) est présent dans les arbres et sur les rives. Le Grand Cormoran
(Phalacrocorax carbo) aussi, immobile séchant ses ailes ou sur l'eau plongeant
sans cesse pour se nourrir. Il honorera aussi l'île qui porte son nom (l'île
du Cormoran).
Sur l'eau, vous observerez le Cygne tuberculé (Cygnus olor), le Canard
colvert (Anas platyrhynchos) et la Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus).
En période estivale, en passant près de l'île de Pissevinaigre,
il se peut que vous entendiez la Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris)
qui y niche.
Aux environs des îles des Gords et de Champigny, j'ai aperçu
un Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), alors ouvrez les yeux ! Un
peu plus loin, un Canard de Barbarie (Cairina moschata), une espèce exotique,
vivait sa vie non loin des ragondins. Il est courant aussi de voir sur la gauche,
du côté des pavillons, la Tourterelle turque (Streptopelia decaocto).
Près de l'île des Ravageurs, le Grand Cormoran et le Héron
cendré sont fréquents.
Près du pont de Champigny, vous pourrez observer le Chardonneret élégant
(Carduelis carduelis), à moins que vous l'ayez déjà rencontré
auparavant en petits groupes, notamment en hiver.
Au printemps, on peut entendre aussi la Tourterelle des bois (Streptopelia turtur),
tandis que la Chouette hulotte (Strix aluco) est audible la nuit, notamment en
hiver.
Goélands et limicoles
Depuis le point de départ,
vous pouvez aussi vous diriger vers la droite. La balade d'une bonne demi-heure
(allée-retour) jusqu'aux îles de Brétigny est facile à
faire car le sol est cimenté. Par contre, peu de temps après, le
sol devient plus difficile en fauteuil (à cause des petits et gros cailloux).
Avant cela, vous aurez sûrement l'occasion en hiver d'observer dans les
groupes de Mouettes rieuses (Larus rudibundus) un Goéland brun (Larus fuscus).
Vous entendrez aussi sûrement le Pic épeiche (Dendrocopos major)
ou le Pic vert (Picus viridis) et le Geai des chênes (Garrulus glandarius).
Après le restaurant "Le pavillon bleu", vous approcherez des
îles de Brétigny : sur les berges plates et humides, le Petit Gravelot
(Charadrius dubius) peut être vu au printemps, et le Chevalier guignette
(Actitis hypoleucos) est parfois noté lors des migrations de printemps
et d'automne.
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Voyage / Observations ou par e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com.
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