Les oiseaux
utilisent des sources multiples d'informations pour s'orienter,
comme le soleil pour les migrateurs diurnes, ou les étoiles
pour ceux qui voyagent de nuit.
Mais il faut qu'au moins une partie du ciel soit visible. Or beaucoup
d'oiseaux sont aussi capables de s'orienter quand le ciel est caché
par des nuages, ou par temps de brouillard: ceci suppose l'utilisation
d'autres outils.
Plusieurs études ont établi que certains oiseaux étaient
sensibles au champ magnétique terrestre. Dans cet article, nous
vous présentons les hypothèses actuelles concernant
le rôle du champ magnétique terrestre
dans l'orientation des oiseaux migrateurs.
Une étude publiée le 29 octobre
2009 dans la revue Nature démontrerait que la détection
du champ magnétique se ferait au niveau de l'il.
Abstract
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Birds use multiple
sources of directional information for navigation, e.g. the sune
for diurnally-migrating songbirds. Nocturnally-migrating birds cannot
use the sun, but use the stars for orientation. However, use of
the sun or stars requires that at least part of the sky is visible
to the birds. Many birds are also able to accurately orient when
the sky is not visible: this requires non-visual sources of information.
Many studies have established that birds are sensitive to the Earth's
magnetic field. Some birds use the geomagnetic field as a compass,
and are also sensitive to slight temporal and spatial variation
in the magnetic field that are potentially useful for determining
location.
In a recent study appearing October 29, 2008 in Nature, a visual
center in the brain and light-sensing cells in the eye and not magnetic
sensing cells in the beak of European Robins would allow songbirds
to sense which direction is north and migrate correctly.
L'utilisation
du champ géomagnétique dans l'orientation des oiseaux
Deux grandes hypothèses
Chaque année,
des millions d'oiseaux migrateurs s'envolent vers leurs quartiers
d'hivernage et de nidification. Des expériences comportementales
ont montré que le champ magnétique terrestre était un système
d'orientation important pour certaines espèces, comme les
pigeons (lire Le
rôle de l'odorat dans l'orientation de certains oiseaux);
ces derniers sont également sensibles aux légères variations temporelles
et spatiales de ce champ, qui pourraient être utiles pour déterminer
leur emplacement à un moment donné.
Le compas magnétique serait un système situé dans la rétine,
sensible à la lumière et aux longueurs d'ondes, faisant intervenir
via les cryptochromes (photo-pigments) et les paires de radicaux
libres une réaction chimique influencée par le champ magnétique.
Ce système aurait une importance pour détecter l'inclinaison des
lignes de champ.
On évoque aussi un système basé sur la magnétite, trouvée
en grandes concentration dans le haut du bec des pigeons et des
zostérops: il interviendrait pour mesurer l'intensité du champ
magnétique; il n'aurait donc pas un rôle de compas (seulement
directionnel), mais serait utile pour la navigation cartographique.
Ce système serait associé à branche ophtalmique
du nerf trigéminal et serait sensible aux très petites variations
de l'intensité du champ magnétique.
L'élimination de la magnétite
Les oiseaux sont sensibles à des variations rapides de champs
magnétiques artificiels auxquels ils sont soumis. Or ces champs
n'ont pas eu d'effet sur des matériaux comme la magnétite, ce
qui indique que les oiseaux ne s'appuieraient pas sur la présence
de tels éléments dans leurs becs ou leur cerveau pour déterminer
la direction, comme des experts l'avaient suggéré auparavant.
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Des
Rougegorges familiers (Erithacus rubecula) soumis
à un champ magnétique artificiel orienté
différement de celui de la Terre ont été
perturbés dans leur migration
Photo: Arthur Grosset
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Ritz et al.
(2004) ont soumis 12 Rougegorges familiers à des champs magnétiques
oscillants et ils ont vérifié l'orientation prise par ces oiseaux.
Il explique: "nous avons découvert que les oiseaux suivaient la
direction normale de leur migration quand le champ artificiel
était parallèle au champ magnétique naturelle de la Terre, mais
qu'ils étaient perturbés quand le champ artificiel était
appliqué dans une direction différente. Puisque les oscillations
artificielles du champ étaient trop rapides pour influencer des
substances comme la magnétite, ceci suggère que le mécanisme le
plus probable pour expliquer l'orientation magnétique des oiseaux
sont de petits changements dus à des réactions chimiques magnétiquement
sensibles, qui ont probablement lieu dans les yeux des oiseaux.
Contrairement aux sens de la vision, de l'ouïe, de l'odeur et
du toucher, nous ne savons pas quels récepteurs sous-tendent la
magnéto-réception. On savait depuis longtemps que les oiseaux
migrateurs possédaient un compas magnétique qui les aide à déterminer
la direction correcte pendant leur migration, mais nous ne savons
toujours pas comment ils pouvaient détecter la direction du champ
magnétique terrestre. Dorénavant, notre étude indique qu'il doit
exister un substrat moléculaire où se déroulent des réactions
chimiques".
Les cryptochromes
Les cryptochromes constituent une classe de protéines sensibles
à la lumière présentes dans les plantes et les animaux, et l'on
pense qu'elles pourraient jouer un rôle dans l'horloge circadienne,
dans le contrôle de la croissance des plantes, et dans le timing
de la reproduction du corail. Le cryptochrome est également
un récepteur de la lumière bleue.
Plusieurs biologistes estiment que les yeux seraient impliqués
dans l'orientation magnétique des oiseaux et que les cryptochromes,
justement récemment découvertes dans les neurones
de la rétine de l'il de certaines espèces
et dont les propriétés changent en présence d'un champ magnétique,
formeraient la base moléculaire d'un mécanisme de compas.
Une expérience cérébrale
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Schéma
1- L'injection de traceurs révèle l'existence
d'une connexio neuronale entre les neurones rétiniens
(reliés à l'oeil contralatéral du cerveau)
et le Cluser N. Le traceur BDA a été injecté
dans le Cluster N, le traceur CtB dans le corps vitreux de
l'oeil contro-latéral (= l'oeil opposé)
Schéma: Ornithomedia.com d'après PLoS / Heyers
D., Mouritsen H. et al |
Des études
indiquant quelles parties du cerveau d'un oiseau migrateur sont
actives quand les oiseaux utilisent leur compas magnétique ont
montré que les neurones de l'il contenant des cryptochromes
et une région du cerveau antérieur, le "Cluster N" (Mouritsen
et al., PNAS, 2005 ; Liedvogel et al., EJN, 2007) sont extrêmement
actives pendant le traitement des informations issues du compas
magnétique des migrateurs.
Des systèmes sensoriels traitent des stimuli particuliers le long
de circuits spécifiques du cerveau.
Une équipe de chercheurs allemands, de l'université
d'Oldenbourg, dirigée par Henrik Mouristen a souligné
que lors des vols nocturnes de Fauvettes des jardins, "seul le
secteur cérébral responsable de la vision était très actif".
Cette zone serait impliquée dans la détection du champ magnétique
et servirait de boussole aux oiseaux.
Les chercheurs ont injecté un marqueur radioactif près des cryptochromes
de la rétine. Un marqueur du même type a été implanté dans le
Cluster N. Les chercheurs ont étudié le déplacement de ces molécules
rendues détectables par ces marqueurs radioactifs. Lors d'un vol
nocturne, les deux traceurs se retrouvent dans la même région
du thalamus (le "Gld" ou en français, le corps
grenouillé latéral).
Ces résultats recoupent les conclusions récentes et démontrent
une connexion neuronale fonctionnelle entre les neurones rétiniens
et le Cluster N via le thalamus visuel. Ainsi, les deux seules
parties du système nerveux central extrêmement actives pendant
l'orientation magnétique sont reliées par un circuit bien connu
du cerveau visuel, à savoir le chemin thalamo-fugal.
Ces résultats montrent aussi le rôle de la molécule
de cryptochrome sensible au champ magnétique dans l'orientation
des oiseaux.
Henrik Mouritsen ajoute que "ces molécules pourraient agir sur
les cellules photosensibles de la rétine et créer des images qui
aiderait l'oiseau à naviguer".
D'autres recherches sont nécessaires pour établir un lien direct
entre le champ magnétique et le message nerveux perçu par le Cluster
N.
Le CPF
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Schéma
2- Structure de la CPF et réaction chimique induite
par son exposition à la lumière
Schéma: Ornithomedia.com d'après NSF |
Jusqu'à présent
personne n'avait pu trouver un composé chimique assez sensible
pour être influencé par le faible champ géomagnétique terrestre.
Les cryptochromes n'ont pas encore a été synthétisés en laboratoire
et les obtenir est difficile.
Maeda et al. (2008) ont synthétisé une molécule (caroténoïde-porphyrine-fullerène
ou CPF) sensible à la magnitude et la direction d'un champ magnétique
aussi faible que celui de la Terre (qui est en moyenne égal
à 1/20 000 ème de celui d'un aimant de réfrigérateur).
Cette molécule synthétisée est constituée de trois unités
(on parle d'une triade): quand elle est excitée par la lumière,
cette triade forme un ensemble chargé, avec un pôle négatif au
niveau de sa partie sphérique (fullerène), et une charge positive
au niveau du caroténoïde. Tout se passe comme si cette
molécule dans son état chargé possédait à ses deux extrémités
deux petits aimants qui interagissent très faiblement (voir schéma
2).
Avant que cet ensemble transitivement chargé ne retourne dans
son état stable, il est sensible à la magnitude et à la
direction d'un faible champ magnétique comme celui de la Terre.
Peter Hore et ses collègues de l'Université d'Oxford ont trouvé
en effet qu'ils pouvaient contrôler les concentrations en radicaux
libres dans une solution de CPF enlui appliquant un champ magnétique.
Comment une réaction chimique peut-elle aider les
oiseaux à s'orienter?
Mais comment un phénomène chimique stimulé par la lumière
pourrait-il influencer la direction prise par un oiseau en migration?
Les oiseaux semblent s'orienter essentiellement au crépuscule,
et les cryptochromes génèrent leur paire de radicaux libres (=entités
chimiques possédant un ou plusieurs électrons non appariés sur
sa couche externe) quand ils sont "activés" par le bleu clair
typique du crépuscule. Peter Hore suggère que ce crépuscule pourrait
activer le sens magnétique des oiseaux en générant
une paire de radicaux libres. Les concentrations en chaque radical
libre seraient contrôlées par le champ magnétique terrestre, qui
change selon la lattitude. Par conséquent, il pense que les radicaux
se lieraient de façon variable avec d'autres molécules en fonction
de la lattitude où se trouve l'oiseau.
Un niveau
supplémentaire de vision
Comment les oiseaux interprètent-ils leur "sens magnétique"?
Henrik Mouritsen estime qu'ils possèdent un "niveau supplémentaire
de vision", qui, quand il est activé, leur permettrait de "voir"
littéralement les lignes de force du champ magnétique,
un peu comme les informations qui s'affichent sur des écrans transparents
pour les pilotes des avions de combat.
Pour Peter Hore, ce dispositif pourrait s'interrompre quand l'oiseau
n'en n'a plus besoin.
A noter que l'oeil droit serait plus important que le gauche pour
"voir" les lignes du champ magnétique.
Un compas d'inclinaison
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Schéma
3- le compas d'inclinaison des oiseaux fournit des informations
sur l'alignement du champ magnétique, et pas sur la
polarité du champ comme un compas classique
Schéma: Ornithomedia.com d'après Muheim (2004) |
Au lieu d'utiliser
la polarité du champ magnétique terrestre (comme un compas classique
qui indique le Nord) pour s'orienter, les oiseaux utiliseraient
plutôt l'inclinaison des lignes de champ magnétique relatives
à la gravité. Un tel compas d'inclinaison fournit des informations
sur l'axe des lignes de champ, de même que sur la direction vers
le pôle ou vers l'équateur magnétique (voir schéma 3).
L'intersection des lignes du champ magnétique avec l'horizon indiquerait
le sens vers les pôles (dans les hémisphères nord et sud) et la
direction où l'angle d'inclinaison diverge des points au niveau
de l'équateur.
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Schéma
4- Le champ magnétique terrestre influence le champ
de vision de oiseaux. Les cryptochromes de la rétine
répondent plus ou moins fortement à la lumière
suivant leur alignement relatif par rapport au champ magnétique,
ce qui permet aux oiseaux de "voir" les lignes de
force magnétique
Schéma: Ornithomedia.com d'après Muheim (2004) |
L'utilisation
d'un tel compas d'inclinaison pourrait toutefois rencontrer des
problèmes près des pôles magnétiques (90 degrés) et à l'équateur
magnétique (0 degré): l'alignement des lignes de champ (verticales
aux pôles et horizontales à l'équateur) rend en effet impossible
le choix de la direction correcte (voir schéma 4). Heureusement,
les oiseaux ont à leur disposition d'autres moyens pour obtenir
des informations directionnelles (par exemple, le soleil et les
étoiles) (Source :Muheim (2004).
De la mécanique quantique impliquée?
Iannis Kominis, de l'université de Crète (Grèce),
suggère qu'un effet quantique pourrait sous-tendre le sens magnétique
des oiseaux. Il pense que les oiseaux pourraient "voir" le champ
magnétique grâce à des protéines photosensibles situées dans leurs
rétines. Quand un photon frapperait l'une de ces protéines, il
se créerait une paire d'ions chargés de façon opposée qui se sépareraient
de façon fugace avant de se recombiner. Chacun de ces ions contiendrait
des électrons au mouvement de rotation propre. Au début, ces électrons
indiqueraient des directions opposées, mais dans un champ magnétique,
ils auraient tendance à devenir parallèles.
Leur recombinaison déclencherait une réaction biochimique spécifique
qui donnerait à l'oiseau des informations sur le champ magnétique.
Mais cette hypothèse a un défaut majeur: les ions semblent se
recombiner environ 10 fois plus vite que le champ magnétique ne
pourrait affecter les rotations des électrons.
Mais Iannis Kominis explique justement que le champ géomagnétique
"ralentirait" la fréquence à laquelle
les particules se recombinent... Il ajoute en outre que le compas
magnétique des oiseaux ne serait sensible qu'à une
certaine "fenêtre" de l'intensité du champ
magnétique.
Un compas, et une carte
Pour s'orienter, les oiseaux ont certes besoin d'un compas, mais
aussi d'une carte. Dans une étude publiée en 2007
dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences,
des chercheurs ont montré que des Bruants à couronne blanche
(Zonotrichia leucophrys gambelii) adultes pouvaient retrouver
leurs sites d'hivernage même après avoir été relâchés à des milliers
de km de leur route normale de migration, ajustant leur vol pour
compenser ce déplacement. Mais des juvéniles qui n'avaient pas
encore parcouru un aller-retour complet et qui ont aussi été
déviés de leur route étaient seulement capables
de s'orienter vers le Sud: cette expérience suggère
que le sens inné d'orientation des oiseaux chanteurs devait être
complété par l'expérience.
Pour Martin Wikelski, professeur associé d'écologie et de biologie
évolutionnaire, il s'agît de la première expérience qui démontre
l'importance de l'âge dans la migration des passereaux chanteurs.
Ces résultats indiquent que les oiseaux adultes posséderaient
une "carte de navigation", qui comprendrait au moins les
États-Unis continentaux dans le cas du Bruant à
couronne blanche, et peut-être même le monde entier".
Richard Holland, un membre de l'équipe de chercheurs à
l'origine de l'expérience, ajoute: "les adultes ont retrouvé
leur route car ils possèdent quelque chose que les plus jeunes
oiseaux n'ont pas encore, une sorte de carte interne. Ils ont
besoin de deux choses pour s'orienter, une carte et un compas.
Nous avons constaté que les juvéniles utilisaient leur compas,
mais les adultes utilisent en plus leur carte".
Pour Holland, non seulement les oiseaux ne perdent pas leur "compas"
quand ils vieillissent, mais en plus, d'une manière ou d'une autre,
ils se créent une carte, et ils utilisent les deux pour rester
sur leur voie pendant leur migration.
Il précise que cette "carte serait peut-être générée
grâce du champ magnétique terrestre, mais il y a tant d'anomalies
magnétiques locales dans la croûte qu'il est aussi possible qu'ils
naviguent par l'odorat"
Une récente étude situerait le compas magnétique
dans l'oeil
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Chez
le Rougegorge familier (Erithacus rubecula), le compas
magnétique serait situé dans l'oeil
Photo: Claude Parent
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Une nouvelle
étude parue le 29 octobre 2009 dans la revue Nature CO-écrite
par Henrik Mouritsen confirmerait que le compas magnétique des
oiseaux serait principalement situé dans leurs yeux et
non pas dans leur bec. Chez le Rougegorge familier en particulier,
sujet de l'étude, c'est le centre de la vision du cerveau
et les cellules sensitives des yeux qui permettraient à l'oiseau
de détecter où est le Nord et de savoir dans quelle direction
migrer, et non pas les cellules magnétiques du bec.
La lumière atteindrait les cryptochromes, produisant une paire
de radicaux libres réagissant avec les électrons dépareillés.
Ces électrons ont une propriété rotative appelée spin qui pourrait
être sensible au champ magnétique. Les signaux émis par
les radicaux libres se transféreraient alors aux cellules nerveuses
du cluster N, indiquant où est le Nord.
Pour localiser l'emplacement du compas magnétique, Mouritsen et
ses collègues ont capturé 36 Rougegorges familiers migrateurs
et se sont assurés d'abord qu'ils pouvaient s'orienter correctement
sous l'influence de champs magnétiques naturels et induits. Les
chercheurs ont ensuite procédé à des interventions chirurgicales
pour inactiver l'un des deux systèmes (dans le bec ou dans
yeux).: l'équipe a soit coupé le nerf qui connecte les cellules
de bec au cerveau, soit endommagé les cellules du cluster N qui
reçoit les faibles signaux émis par les cellules dans l'il.
Les oiseaux dont le nerf trigéminal (reliant le bec au cerveau)
avait été sectionné s'orientaient toujours parfaitement. Les cellules
du bec ne semblent ainsi pas importantes pour la détection
du champ magnétique.
Mais les oiseaux avec un cluster N endommagé ne pouvaient plus
détecter le champ magnétique et donc s'orienter. Ces Rougegorges
familiers ne réussissaient plus à détecter les champs magnétiques
naturel et artificiels. Cette nouvelle étude confirme donc que
le nerf trigéminal n'est pas impliqué dans l'orientation
magnétique. Mouritsen pense que les cellules du bec pourraient
jouer un rôle différent par rapport au champ magnétique, comme
la détection de changements mineurs de son intensité le long d'un
axe Nord-Sud.
Sources
- Beason, R. C. 2005. Mechanisms of magnetic orientation in birds.
Integrative and Comparative Biology 45: 565–573.
- Heyers D, Manns M, Luksch H, Gu¨ ntu¨ rku¨n O, Mouritsen H (2007),
A Visual Pathway Links Brain Structures Active during Magnetic
Compass Orientation in Migratory Birds. PLoS One 2(9): e937
- Iannis Kominis, Quantum Zeno Effect Underpinning the Radical-Ion-Pair
Mechanism of Avian Magnetoreception, Nature, arxiv.org/abs/0804.2646
- Maeda, K., K. B. Henbest, F. Cintolesi, I. Kuprov, C. T. Rodgers,
P. A. Liddell, D. Gust, C. R. Timmel, and P. J. Hore. 2008. Chemical
compass model of avian magnetoreception. Nature, online early.
- Thorup, Kasper, Bisson, Isabelle-A., Bowlin, Melissa S., Holland,
Richard A., Wingfield, John C., Ramenofsky, Marilyn, et Wikelski,
Martin. (2007) Evidence for a navigational map stretching across
the continental U.S. in a migratory songbird. PNAS 104:18115-18119
- http://people.eku.edu/ritchisong/birdbrain2.html
- Laura Sanders (2009). Birds' eyes, not beaks, sense magnetic
fields. Sciencenews. Date de mise à jour: 28 octobre. www.sciencenews.org.
A lire aussi
- Le
rôle du lever et du coucher du soleil dans l'orientation
des oiseaux
- Le
rôle de l'odorat dans l'orientation de certains oiseaux
- L'orientation
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