 |
 |
 |
 |
| La
grippe aviaire en 25 questions |
 |
|
|
|
 |
Note ministérielle
Le 8 novembe 2005, le Ministère de la Santé et des Solidarités a publié une note d'information sur la grippe aviaire rédigée par le Professeur Didier Houssin
(Délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire), le
Docteur Monique Eloit
(DGAL: Direction générale de l'alimentation)
et le
Docteur Philippe Vannier
AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).
Nous vous proposons dans cet article la partie consacrée aux réponses aux 25 questions les plus fréquemment posées sur ce virus et sur la pandémie.
Lire également nos articles La grippe aviaire et Grippe aviaire et migrations : le Dr Dehorter nous répond.
Abstract
The 8th of November 2005, the Ministère de la Santé et des Solidarités (French Ministery of Health) has published a synthesis concerning the Avian Flu realized by Pr. Didier Houssin
(Délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire), Dr. Monique Eloit
(DGAL)
and Dr. Philippe Vannier
AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).
We present in this article the section presenting the answers of the 25 "most frequently asked questions".
Les questions scientifiques et sur la sécurité alimentaire
Pour mieux comprendre la biologie du virus de la grippe aviaire, nous vous renvoyons vers notre article La grippe aviaire.
1- Qu’appelle-t-on la grippe aviaire ?
 |
Structure
du virus de la grippe aviaire A
Schéma : Ornithomedia.com, d'après University of Maryland |
La grippe aviaire (appelée aussi « grippe du poulet ») est une maladie animale dénommée par
les vétérinaires « influenza aviaire ». Il s’agit d’une infection due à un virus de la famille des
Orthomyxoviridae qui comprend plusieurs genres (ou types) dont Influenzavirus A.
Celui-ci
est divisé en sous types parmi lesquels les sous-types H5 et H7. Cette infection peut toucher
presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques.
Elle est habituellement
silencieuse ; dans ce cas, les oiseaux infectés par une souche dite faiblement pathogène ne
montrent aucun symptôme. Cependant les souches faiblement pathogènes peuvent muter et
circuler plus rapidement à l’intérieur des troupeaux ou entre les troupeaux de volailles, en
particulier si les barrières sanitaires entre élevages sont insuffisantes; à partir d’une certaine
virulence, ces souches provoquent une maladie appelée l’influenza aviaire.
Les souches des sous-types H5 ou H7 peuvent acquérir un haut degré de virulence (ou de
pathogénicité) et devenir des souches dites « hautement pathogènes ». La maladie est alors
fortement contagieuse surtout chez les poulets et les dindes, et est susceptible d’entraîner une
mortalité élevée, provoquant ainsi des épizooties.
Le virus (en particulier les souches hautement pathogènes) de l’influenza aviaire peut
éventuellement infecter d’autres espèces animales comme le porc ou d’autres mammifères
dont l’homme et l’on parlera alors de grippe aviaire de l’homme.
NB :
1/ On parle d’épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand
nombre d’animaux à la fois dans une région donnée.
2/ Les vétérinaires parlent aussi de peste aviaire ; deux pestes aviaires sont décrites sur les
oiseaux : l’influenza aviaire et la maladie de Newcastle autre maladie n’ayant aucune
conséquence grave pour l’homme.
2- Quels sont les risques représentés par le virus influenza aviaire ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l’animal à l’homme
comme le montre le phénomène observé depuis janvier 2004 en Asie.
La contamination est
aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des
espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Elle
peut se faire de façon directe ou indirecte (par l’intermédiaire des surfaces et/ou des mains
souillées par les déjections). Mais toutes les personnes exposées au virus ne tombent pas
malades ; en effet, la maladie de l’homme, la grippe aviaire, provoquée par un virus influenza
non modifié, issu d’un animal reste un phénomène rare.
L’absence de maîtrise des épizooties d’influenza aviaire, c’est à dire la multiplication des
foyers animaux dans le temps et dans l’espace favorise les cas de transmission du virus aviaire
à l’homme et augmente la probabilité de l’apparition d’un nouveau type de virus susceptible
de s’adapter plus facilement à l’homme. Ce mécanisme faciliterait la transmission inter
humaine de ce nouveau type de virus, avec le risque d’épidémie voire de pandémie qui en
découle.
3- Le virus influenza aviaire est-il transmissible de l’animal à l’homme ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l’animal à l’homme. Le
phénomène observé depuis janvier 2004 en Asie confirme l’existence de plusieurs cas de
transmission de ce type. Un phénomène semblable de transmission d’un virus aviaire à
l’homme a été observé en Chine en 1997 (« grippe du poulet à HongKong ») avec un virus A
(H5/N1) et aux Pays-Bas au printemps 2003 avec un virus A (H7/N7).
La contamination est aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et
répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections
d’animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les
déjections).
4- Quel est le risque pour l'être humain de s'infecter à partir de produits à base de
volailles contaminées par le virus Influenza A (H5N1) provenant des régions touchées ?
Selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), le risque de
contamination de l’homme par ingestion de viandes infectées est considéré comme faible
voire négligeable : d’une part, l’infectiosité des virus influenza est détruite très rapidement à
des températures supérieures à 60°C (pendant 5 minutes à 60°C, 1 minute à 100°C). D’autre
part, dans l’hypothèse d’une ingestion de viande de volaille ou d’œuf contaminés et crus, le
virus serait détruit par l’acidité du liquide gastrique (voir le site de l’AFSSA,
www.afssa.fr, fiche d'évaluation du risque encouru par l'homme lié à la consommation de
viande de volaille infectée par un virus de l'influenza aviaire).
Enfin, les produits d’origine avicole et les volailles issus des pays atteints d’influenza aviaire
sont interdits d’importation sur le territoire communautaire. Ces dispositions sont contrôlées
par les Services Vétérinaires et les Douanes des Etats membres.
5- A-t-on les moyens de vérifier l’origine des produits, de faire respecter un embargo ?
En France comme dans l’ensemble des autres Etats membres de l’Union européenne existe
au niveau des postes d’inspection frontaliers un dispositif de contrôle sanitaire des animaux et
produits d’origine animal introduits dans l’Union européenne. Toutes les cargaisons de
denrées animales ou d’animaux font l’objet d’un contrôle vétérinaire.
|
 |
|
 |
| Suite
de l'article |
 |
 |
|
|
|
 |
Les questions scientifiques et sur la sécurité alimentaire
Questions sur les animaux, la chasse et l'élevage
|
 |
|
 |
|
 |