Les 4 meilleurs guides de
terrain
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L'identification
des limicoles (ici un Chevalier sylvain) nécessite parfois l'usage d'un
guide.
Photo : Dave Trotter. |
Il existe un grand choix
de livres d'identification, que l'on peut diviser en plusieurs catégories;
Les ouvrages qui proposent un nombre restreint d'espèces et s'adressent au grand
public et ceux qui répertorient un maximum d'espèces.
Si vous êtes un débutant ne connaissant absolument pas les oiseaux, il est préférable
de démarrer avec de petits ouvrages peu chers, illustrés de photos, présentant
les oiseaux familiers de votre entourage (voir notre boutique).
Mais si vous possédez quelques connaissances simples de base, si voulez progresser
dans l'observation ou si vous voyagez régulièrement, nous vous conseillons d'acquérir
un guide de terrain de qualité, combinant nombreux dessins et présentant le maximum
d'espèces. Nous allons nous intéresser à ce type d'ouvrage.
Lorsque l'on débute
dans l'ornithologie, on peut naturellement contempler les oiseaux au jardin sans
connaître forcément leurs noms. Mais au fur et à mesure que votre intérêt
grandira, vous aurez envie de les identifier.
Il existe plus de 700 espèces dans notre zone, le Paléarctique Occidental (Europe
jusqu'à l'Oural, Islande, Afrique du Nord et Proche-Orient) : vous aurez
donc besoin d'un guide de terrain pour les reconnaître lors de vos voyages dans
la zone.
Éléments importants de choix
Les guides de terrain avec dessins sont les plus nombreux. En effet, les dessins
peuvent décrire une espèce en incluant l’ensemble ou une partie de ses caractéristiques,
alors qu’une photo ne représentera jamais qu’un oiseau particulier. Il faudrait
alors de nombreuses photos pour décrire l’individu "type", présentant clairement
tous les critères typiques.
Il est vrai que pour décrire un oiseau ou plutôt une espèce, il faut généralement
distinguer le mâle de la femelle, les jeunes, les différents plumages que l’espèce
peut revêtir selon les saisons ...
Il vaut mieux choisir un guide contenant un maximum d’informations et donc plusieurs
dessins descriptifs par espèce. Un observateur débutant pourra se sentir au départ
"perdu" parmi tous ces dessins qui se ressemblent, mais ces informations se révéleront
avec le temps indispensables.
La tendance actuelle consiste à fournir le minimum de dessins pour les espèces
"faciles", et à ne pas hésiter à les multiplier – voire à y consacrer plusieurs
pages – pour les espèces plus délicates à identifier (labbes, goélands, limicoles).
En résumé, votre choix doit s’effectuer à partir de plusieurs critères: zone géographique
et espèces traitées, poids, facilité de consultation, qualité des illustrations,
etc. Il n’y a pas de guide parfait. Avec l’avancée des connaissances des espèces,
les ornithos sont de plus en plus exigeants, et les guides progressent : dessins
sont de plus en plus détaillés, multiplication des positions (en vol, posé, de
dos, de coté…), des plumages (nuptial, d’hiver, intermédiaire, mâle, femelle,
immature).
Repères
Les illustrations constituent une aide essentielle à l’identification, mais repérer
au premier coup d’œil les caractéristiques propres à une espèce peut s’avérer
délicat. Afin de faciliter ce travail, R. Peterson a breveté l’idée de flèches
indiquant directement sur le dessin les caractéristiques d’une l’espèce, permettant
ainsi à l’observateur de savoir instantanément ce qu’il faut regarder. Les textes
associés reprennent, en général, en les commentant, ces "caractères de terrain".
Une technique assez proche non seulement flèche les caractéristiques des oiseaux,
mais précise en plus par quelques mots au bout de la flèche les caractéristiques
à observer. Cette dernière technique a été reprise dans le "guide ornitho" de
Lars Jonsson.
Cartes de répartition
Disposer de cartes de répartition par espèce est indispensable. Outre leur aspect
pédagogique (distribution de l'espèce, espèce migratrice ou hivernante, etc.),
elles souvent extrêmement utiles aussi lors de l’identification. On tente en effet
d'identifier l’oiseau (à l’aide de l’illustration) puis on recherche sur la carte
si l’espèce est présente dans la région selon la saison. Cela permet d’une part
d’éviter de faire de grosses erreurs dans l’identification, et d’autre part de
comprendre s'il est normal que l’oiseau soit observé précisément dans ce milieu
et à cette période. Les guides ayant sur une même double page la carte de répartition,
le texte et illustration(s) sont les plus aisés à utiliser.
Textes
Un guide d’identification n’est pas un simple catalogue de planches illustrées.
C’est avant tout un outil pratique. Pour aider l’observateur, il doit comporter
un minimum de données descriptives visuelles, comportementales que sonores. Il
doit également permettre d’éviter les confusions entre une espèce et d’autres
espèces proches.
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