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La buse variable, un rapace courant
au bord des routes - Dessin : Renan
Levaillant. (c)
Ce sujet nous est offert par notre site partenaire La
plume.
En cette fin de millénaire, où le poisson de nos assiettes est parallélépipède,
la souris de nos greniers s'appelle Mickey et le lion se fait manger
pour rugir de plaisir, les contacts entre la progéniture de l'Homo
Urbanus et la vie sauvage se raréfient. D'où désintérêt et ignorance
des jeunes générations. Ainsi mon fils aîné, cinq ans, ne sait toujours
pas distinguer le fuligule morillon du garot à oeil d'or. Mais où
allons-nous?
Souvent dans le collimateur écologique, l'automobile nous offre
pourtant des occasions simples de sensibiliser nos rejetons aux
espèces animales, tout en s'amusant.
Ces occasions, ce sont les trajets sur autoroutes; la vue y est
dégagée et le bas-côté suffisamment éloigné pour ne pas transformer
la moindre observation ornithologique routière en puissant vomitif.
Présentation du jeu
Alors
c'est très simple. Le jeu peut s'intituler "compte-oiseaux",
et consiste dans les grandes lignes à recenser les représentants
de chaque espèce à plumes. Evidemment, il y a mille et une formules
pour pratiquer ce jeu: en individuel ou par équipe (Maman-Fiston
contre Papa-Fifille...), ou encore tous ensemble pour établir un
record; en comptant les points de tête (dans un soucis de développement
de la mémoire des chérubins) ou en notant le score sur un calepin:
dans ce cas, Maman aura la gentillesse de laisser son ELLE de côté,
et d'ENLEVER SES PIEDS NUS DE MA PLANCHE DE BORD. Merci.
Si
je puis m'autoriser un conseil aux néophytes : restez humbles. Evitez
en particulier deux abus:
- Vouloir recenser des espèces grégaires : compter un vol d'étourneaux
à 130 Km/h nécessite d'énumérer les nombres de 1 à 1000 en moins
de six secondes.
- Se cantonner au recensement du Gypaète barbu et de l'Oedicnème
criard risque de décourager les meilleures volontés proto-ornithologiques
après quatre heures de choux-blancs.
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