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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Sélection
d'actualités ornithologiques à travers le monde. Vous pouvez nous
proposer vos informations par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com,
le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Israël
- Juillet 2008.
Première tentative de reproduction de la Sterne bridée en Méditerranée.
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Couple de Sternes bridées
(Sterna anaethetus) effectuant une tentative de reproduction sur l'îlôt
de Nachlieli, sur la côte méditerranéenne israélienne,
juillet 2008
Source: Forum d'Israbirding.com
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Sur le forum du site web Israbirding.com,
le participant Nir Sapir a précisé que le 7 juillet 2008, Talya
Oron et Eyal Miller, de la Nature & Parks Authority, avait observé
un couple de Sternes bridées (Sterna anaethetus) effectuant une
parade nuptiale sur l'îlôt de Nachlieli, au large de la plage de Betzet,
à l'ouest de la Galilée (dans le nord d'Israël, non loin de
la frontière libanaise) au cours de leur surveillance des colonies d'oiseaux
Cet ilôt accueille en ce début d'été 2008 30 couples
de Sternes pierregarins (Sterna hirundo) et plusieurs couples de Goélands
leucophées (Larus michahellis).
Des photos des deux Sternes bridées ont été publiées
et sont visibles sur www.israbirding.com/israelbirdsforum/forum_entry.php?id=806.
Le 13 juillet 2008, le couple était toujours sur place et continuait leur
comportement reproducteur. Le mâle a été vu chassant les Sternes
pierregarins alentours. Apparemment, l'accouplement aurait été vu,
mais les oiseaux sont assez farouches et la copulation aurait eu lieu derrière
un petit rocher ... Un oiseau (le mâle?) aurait également été
vu s'épouillant intensivement, un comportement typique post-copulatoire.
L'accès à cet l'ilôt et aux autres à proximité
est interdit, ainsi qu'unrayon de 150 m autour d'eux, afin d'empêcher toute
perturbation des oiseaux nicheurs.
La Sterne bridée est une sterne de 37 à 42 cm de long. L 'adulte
a un dessus sombre, une calotte noire, une étroite tache frontale blanche
et une queue profondément fourchue. Elle ressemble à la Sterne fuligineuse
(Sterna fuscata), mais le dessus est plus clair.
La Sterne bridée est tropicale, nichant notamment dans les Caraïbes,
au large de la Mauritanie, sur les côtes de la Mer Rouge et dans le Golfe
Persique. Si le couple israélien menait à terme sa reproduction,
ce serait une première pour la Méditerranée. Il faut noter
que des individus de cette espèce ont déjà été
vus à plusieurs reprises sur la côte méditerranéenne
israélienne, notamment près des bassins piscicoles de Ma'agan Michael.
Source: www.israbirding.com
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Grande-Bretagne
- Juillet 2008.
Les premiers précurseurs du vol ont vécu il y a 235 millions d'années.
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Un kuehneosaure avec les
extensions latérales de ses côtes
Schéma: Ornithomedia.com d'après www1.plala.or.jp
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Dans une étude publiée
le 15 juillet dans la revue Palaeontology, une équipe de scientifiques
a annoncé que les kuehneosaures, des lézards qui vivaient en Europe
à la fin du Trias (entre -235 et -200 millions d'années), constituaient
bien les plus anciens précurseurs connus du vol des oiseaux (le fameux
Archéopteryx n'est
apparu que 50 millions d'années plus tard).
Le premier fossile de kuehneosaure a été découvert dans les
années 1950 au Royaume-Uni, dans une grotte près de Bristol. Les
paléontologues ont identifié deux genres: Kuehneosuchus et
Kuehneosaurus.
Ils pensaient bien que les extensions latérales des côtes de ces
reptiles constituaient une certaine adaptation au vol, mais leurs capacités
aérodynamiques réelles étaient sous-estimées.
Koen Stein, qui a réalisé
les essais alors qu'il était étudiant en paléobiologie à
l'Université de Bristol, a démontré que Kuehneosuchus
était un planeur (il avait des "ailes" allongées), alors
que Kuehneosaurus, aux "ailes" beaucoup plus courtes, les utilisait
comme un parachute. Mais comme ces deux genres sont semblables par ailleurs sur
tous les autres points, il est possible qu'ils constituent en fait les mâles
et les femelles d'une même espèce.
Lui et ses collègues ont construit des modèles grandeur nature de
ces animaux, et ils les ont testés dans la soufflerie du Department of
Aerospace Engineering de Bristol. Ils ont notamment essayé différents
matériaux pour reconstituer les écailles de leurs "ailes".
Ils ont constaté qu'ils étaient aérodynamiquement très
stables. Ils ont ainsi estimé qu'en sautant d'un arbre d'un cinq mètres
de haut, il pouvaient facilement franchir 9 m avant de se poser.
Par contre, ils ne semblaient pas posséder de membranes supplémentaires
entre leurs doigts.
L'étude a été rédigée sous la direction de
Koen Stein en collaboration avec Colin Palmer, Pamela Gill et Michael Benton de
l'Université de Bristol.
Source: www.scientificblogging.com
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Espagne
- Juillet 2008.
L'Aigle ibérique meurt moins d'électrocution.
Malgré que les compagnies
espagnoles aient investi beaucoup d'argent pour sécuriser leurs lignes
électriques, des milliers d'oiseaux meurrent chaque année d'électrocution
dans le pays.
Fernando Grefo, responsable du Grefa (Grupo de rehabilitación de la fauna
autóctona y su hábitat) affirme qu'il s'agît d'une des principales
causes de mortalité des rapaces: elle est par exemple responsable de 65%
des morts d'Aigles de Bonelli (Aquila fasciata).
Selon une étude de la Sociedad Española de Ornitología (SEO-Birdlife),
plus de 25 000 oiseaux périssent chaque année d'électrocution.
Toutefois, la situation s'améliore: si l'on compare les chiffres actuels
concernant l'Aigle ibérique (Aquila adalberti) par rapport à
ceux d'il y a 10 ans, cette cause de mortalité a diminué de 84%,
ce qui a permis à la population de cette espèce de passer de 103
couples en 1993 à 250 actuellement.
Mais elle constitue toujours la principale cause de décès de ce
rapace; ainsi, on peut ainsi lire sur le blog de la Sociedad Española de
Ornitología de Ciudad Real (http://seo-ciudadreal.blogspot.com)
que le 10 mai 2008, un juvénile avait été trouvé mort
à côté d'un pylône dans le Campo de Montiel, dans la
province d'Albacete. C'était le cinquième Aigle ibérique
trouvé sur ce site depuis le début de l'année...
Un décret voté en février 2008 exige désormais que
les compagnies énergétiques remplacent leurs lignes les plus dangereuses.
Sources: www.telecinco.es,
http://seo-ciudadreal.blogspot.com
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Etats-Unis- Juillet 2008.
Disney aide le Râle de Guam.
| Situation
de l'île de Guam, dans les Mariannes du Nord (Etats-Unis) |
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L'Île de Guam, située
à l'extrémité sud des îles Mariannes, dans le Pacifique
Sud, accueille certain nombre d'espèces uniques au monde, dont le Râle
de Guam (Gallirallus owstoni). Ce petit Rallidé aptère vivait
autrefois dans les forêts et les zones broussailleuses de l'Ile; mais aucun
oiseau n'a été vu à l'état sauvage depuis 1986, et
les spécialistes ont alors estimé que l'espèce était
éteinte dans la nature. Ils estiment que cette disparition est principalement
liée à l'introduction du serpent Boiga irregularis. Ce reptile
nocturne arboricole se nourrit principalement d'ufs et de jeunes oiseaux,
et il a eu un impact négatif sur de nombreux oiseaux de Guam.
Mais l'avenir du Râle de Guam n'est pas tout à fait noir: lancé
en 1987, le programme d'élevage en captivité de cette espèce
est en effet un grand succès, grâce au partenariat entre le Guam
Rail Recovery Program, le Department of Aquatic and Wildlife Resources, l'US Fish
and Wildlife Service et l'American Zoo and Aquarium Association (AZA) Species
Survival Plan (SSP) program.
Des oiseaux nés en captivité ont été ramenés
à Guam; certains s'y reproduisent en semi-liberté, tandis que d'autres
ont été relâchés.
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La Walt Disney Company soutient
le programme de conservation du Râle de Guam (Gallirallus owstoni)
Source: Disney
Wolrdwide Outreach
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Pour améliorer l'avenir
de cette espèce en danger, des vétérinaires et des soigneurs
des Walt Disney World Animal Programs ont lancé un partenariat avec l'équipe
du programme de conservation du Râle de Guam.
Depuis 1991, l'équipe de Disney partage ainsi son expertise et ses compétences
à propos de l'élevage d'oiseaux en captivité et la gestion
de projets, tout en en apprenant plus sur l'espèce. Elle a ainsi lancé
une étude sanitaire sur la population de râles captifs.
Début juillet 2008, des experts sont à nouveau sur Guam pour s'assurer
que les 46 râles qui seront très prochainement relâchés
dans deux sites de l'île de Rota, au nord de Guam, sont en bonne santé.
La Walt Disney Company possède une expérience de plus de 10 ans
dans les programmes de conservation de la faune depuis l'ouverture de l'Animal
Kingdom Theme Park à Orlando en Floride.
Sources: Disney
Wolrdwide Outreach, www.kuam.com
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