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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous voulez
nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à
david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information.
Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com,
le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Pays-Bas
- Juillet 2008.
Un possible Courlis esquimau aux Pays-Bas?
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Possible Courlis esquimau
(Numenius borealis) en bas de la photo, avec des Courlis cendrés
(Numenius arquata), Oostvoorne,
Pays-Bas, le 28/06/2008: notez la taille nettement inférieure de l'oiseau
Photo: Norman Van Swelm / Radioactiverobins
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Sur son site web Radioactiverobins,
Norman Van Swelm relate l'observation possible le 28 juin 2008 d'un Courlis esquimau
(Numenius borealis) parmi une troupe de Courlis cendrés (Numenius
arquata) à Oostvoorne, aux Pays-Bas!
Cette information est appuyée par plusieurs photographies, visibles sur
une page
spéciale.
Des spécimens du National Museum for Natural History de Leiden sont aussi
présentés.
A ce moment de l'année, des milliers de Courlis cendrés se rassemblent
sur ces vasières bordant la Mer du Nord pour muer. Un petit courlis de
couleur chamois évoquant très fortement un Courlis esquimau était
parmi ces oiseaux, et Norman a pu prendre des photos.
Le dernier cliché connu de cette espèce a été pris
en avril 1962 au Texas par Don Bleitz. Il n'existait pas jusqu'à présent
de photos d'oiseaux vivants prises en Europe. La dernière donnée
sur notre continent date de septembre 1887 (!), quand un individu avait été
tué aux îles Scilly en Grande-Bretagne.
Le Courlis esquimau est une espèce aujourd'hui considérée comme "probablement
éteinte". Autrefois très abondant en Amérique du Nord, ce courlis a été victime
d'une chasse excessive au cours du XIXème siècle. En effet, jusqu'à 2 millions
d'oiseaux pouvaient être prélevés chaque automne. La disparition
de son habitat et de sa source principale de nourriture, une espèce de
sauterelle vivant à l'ouest de l'Amérique du Nord, sont aussi à
l'origine de son déclin.
Lire notre brève
concernant un article très intéressant publié dans la revue
Birder's World (www.birdersworld.com)
évoquant la probable
observation d'un Courlis esquimau en septembre 2006 à Peggy's Cove, dans la
province canadienne de Nouvelle-Ecosse.
Source: Vous pouvez voir toutes les photos du possible Courlis esquimau
d'Oostvoorne sur http://members.lycos.nl/radioactiverobins/snipes-waders/eskimo%20curlew%20numenius%20borealis.htm
Que pensez-vous de cet oiseau? Pensez-vous vraiment qu'il puisse s'agir
d'un Courlis esquimau, une
espèce qu'il est déjà exceptionnel de voir en Amérique
du Nord? Vous pouvez réagir
sur notre forum identification.
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Etats-Unis
- Juillet 2008.
Fort déclin du Milan des marais en Floride.
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Milan des marais (Rostrhamus sociabilis) mâle adulte
Schéma: Ornithomedia.com d'après Whatabird.com |
Selon une étude récente
menée par l'Université de Floride, la population de Milans des marais
(Rostrhamus sociabilis) serait en fort déclin en Floride, suite
à deux années de sécheresse et à un plan de gestion
des eaux controversé qui avait pourtant pour objet de protéger une
autre espèce menacée, le Bruant maritime du Cap Sable (Ammodramus
maritimus ssp).
Le nombre d'individus du Milan des marais, un rapace très spécialisé
au bec très recourbé idéalement conçu pour extraire
les escargots de leurs coquilles, a atteint le niveau le plus bas constaté
depuis des décennies, soit environ 1 000 oiseaux, c'est-à-dire moins
d'un tiers des effectifs de 2000. La la situation est jugée "critique"
par les spécialistes.
Carte
1- Situation des dernières populations de Milan des marais (Rostrhamus
sociabilis) en Floride:
1) Lac Tohopekaliga, 2) Lake Kissimmee State Park, 3) Blue Cypress Water Management
Area, 4) Lake Okeechobee Scenic Trail, 5) Grassy Waters Preserve, 6) Arthur R.
Marshall Loxahatchee National Wildlife Refuge, 7) Everglades National Park: entre
le centre et le Flamingo Trail
Carte: Ornithomedia.com d'après www.floridaconservation.com |
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Les Milans des marais ont ainsi
quasiment abandonné leurs bastions historiques entre le lac Okeechobee
et les Everglades. La plupart des survivants vivent désormais le long d'une
série de lacs de la Floride centrale, avec en particulier une concentration
le long du lac Tohopekaliga, le plus grand plan d'eau du Comté d'Osceola
(voir carte 1). Ce lac, bordé de nombreuses résidences et qui subit
une activité nautique intense, offre toutefois des ressources alimentaires
qui ne sont plus disponibles dans les marais du sud de l'état.
Pour la tribu indienne de Miccosukee, le déclin de l'espèce n'est
pas étonnant: elle avait averti depuis des décennies l'U.S. Fish
and Wildlife Service que la politique de gestion des eaux devant être favorable
au Bruant maritime du Cap Sable entraînait en fait un assèchement
de la "River of Grass"; en effet, pour protéger de l'inondation
des sites de nidification de ce passereau, des vannes étaient fermées
saisonnièrement le long du Tamiami Trail. La tribu demande une remise en
eau de près de 45 000 ha au nord de ce sentier, ce qui devrait permettre
le retour des escargots et donc des milans.
Le Milan des marais est une espèce nomade, allant de zone humide en zone
humide à la recherche de sa nourriture. Il est souvent vu planant gracieusement
au dessus des lacs et marais.
Paul Souza, directeur du bureau de Vero Beach de l'US Wildlife Service affirme
partager les inquiétudes des ornithologues et déclare avoir rencontré
les gestionnaires des eaux de South Florida pour discuter des solutions possibles.
Mais il estime que le déclin de l'espèce est surtout d'ordre naturel,
lié aux deux années de sécheresse passées, l'oiseau
n'ayant pas décliné dans les zones non touchées.
Il précise que l'US Wildlife Service et l'U.S. Army Corps of Engineers
font leur maximum pour trouver un équilibre entre la protection du Milan
des marais et celle du Bruant maritime malgré un système hydraulique
obsolète.
Pour Paul Souza, le déclin du rapace est un argument de plus en faveur
du plan de restauration des Everglades. Il estime être ainsi optimiste pour
l'avenir du milan. Cette position n'est toutefois pas partagée par Phil
Darby, un chercheur de l'University of West Florida, étant donné
la lenteur de mise en place de ce projet et la rapidité du déclin
du rapace.
Les directeurs de l'US Wildlife Service essaient aussi de protéger les
sites de nidification au nord du lac Okeechobee, en maintenant un niveau d'eau
suffisant pour éloigner les prédateurs. Ils mènent aussi
un plan d'élimination d'un escargot exotique
qui menace les gastéropodes dont se nourrit le rapace au bord du lac Tohopekaliga.
Dans les années 1960, la population de Milans des marais ne comptait plus
que quelque douzaine d'adultes à cause du développement touristique,
des inondations artificielles et des politiques de drainage. Mais en 1999, les
chercheurs ont recensé presque 3 600 oiseaux dispersés entre la
Saint Johns River et le parc national des Everglades. Mais après la sécheresse
de 2000-2001, leur effectif aurait chuté de moitié. Actuellement,
le nombre d'oiseaux a encore été divisé par deux.
Source:
www.miamiherald.com
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