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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous voulez
nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à
david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information.
Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com,
le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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International
- Juin 2008.
On recherche des photos pour le Rare Birds Yearbook 2009.
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Le Rare Birds Yearbook 2008 |
Le Rare Birds Yearbook 008,
publié en partenariat avec BirdLife International, décrit la situation
de 189 espèces d'oiseaux classées comme étant globalement
en danger de disparition. Cet ouvrage de référence a deux objectifs:
mettre en avant les raisons qui ont conduit au seuil de l'extinction ces espèces,
et lever des fonds pour le "BirdLife Preventing Extinctions Programme"
en reversant une partie des recettes (£4 par livre) dégagées.
D'ailleurs, en avril 2008, Erik Hirschfeld, éditeur du Rare Birds Yearbook
2008, a remis
un chèque de £4,000 à Mike Rands, responsable de BirdLife,
correspondant aux 1000 premiers livres vendus.
Le Rare years Book 2008, qui a été vendu jusqu'à présent
dans 38 pays, a permis de convaincre plusieurs gouvernements de protéger
certaines espèces comme l'Engoulevent de Porto Rico (Caprimulgus noctitherus)
à Puerto Rico ou la Sterne d'Orient (Sterna bernsteini) en Chine.
Vous pouvez commander cet ouvrage ou en savoir plus sur le site web www.rarebirdsyearbook.com.
A lire, notre article: Rare
Birds Yearbook 2008: les gagnants.
Pour l'édition 2009, il manque toujours des photos des espèces
suivantes:
- Francolin de Djibouti (Francolinus ochropectus)
- Colombe de Geoffroy (Claravis godefrida)
- Gallicolombe de Mindoro (Gallicolumba platanae)
- Coquette du Guerrero (Lophornis brachylophus)
- Colibri de Lillian (Lepidopyga lilliae)
- Érione à robe noire (Eriocnemis nigrivestis)
- Pic d'Okinawa (Dendrocopus noguchii)
- Gladiateur des Uluguru (Malacanotus alius)
- Pitohui de Sangihe (Colluricincla sanghirensis)
- Monarque de Tahiti (Pomarea nigra)
- Monarque de Fatuhiva (Pomarea whitneyi)
- Apalis des Taita (Apalis fuscigularis)
- Zostérops de Truk (Rukia ruki)
- Moqueur de Cozumel (Toxostoma guttatum)
- Tangara rougegorge (Nemosia rourei)
Si vous possédez des photos de ces espèces, vous pouvez contacter
Erik Hirschfeld en anglais ou en français à l'adresse: editor@rarebirdsyearbook.com.
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Bolivie
- Juin 2008.
Un programme de conservation pour le Chipiu de Cochabamba.
Le Chipiu de Cochabamba
(Poospiza garleppi) est un passereau endémique vivant sur les versants
des montagnes qui entourent la ville de Cochabamba (département de Cochabamba,
Bolivie).
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Situation de Cochabamba (Bolivie) |
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Il est considéré
comme étant en danger d'extinction étant donné sa petite
aire de répartition (3660 km²) et sa faible population fragmentée.
On pensait que cette espèce dépendait des bois de Polylepis,
mais des études récentes menées par l'association Armonía
ont permis de découvrir que le Chipiu de Cochabamba était en
fait plus commun dans les zones agricoles que dans cet habitat naturel. Cette
constatation a bouleversé les résultats des recensements précédents
qui étaient seulement menés dans les bois de Polylepis.
Pour cette raison, Armonía a lancé un réexamen de la taille
et de la répartition de la population du Chipiu de Cochabamba en incluant
cette fois-ci les secteurs cultivés.
Les études menées pendant la saison de reproduction 2008 (de janvier
à mars) sont conforme aux observations de 2007: le chipiu n'a été
trouvé quen dans un habitat constitué d'une mosaïque de champs
cultivés, de plantations d'eucalyptus et de lambeaux de végétation
originelle (principalement des arbrisseaux, des zones herbeuses et des arbres
dispersés).
En outre, les populations sont extrêmement faibles: des études de
plus de trois mois menées sur trois sites n'ont permis d'observer que douze
adultes dans deux sites et quatre adultes dans le troisième.
L'utilisation récente des zones agricoles par le chipiu nécessite
de prendre en compte de nouvelles menaces, comme le changement de l'habitat, l'utilisation
de pesticides, mais aussi la chasse au lance-pierres menée par les enfants.
La végétation buissonneuse et les haies utilisées dorénavant
par le chipiu pour nicher et se nourrir disparaissent. Les vestiges de végétation
natale sont défrichés pour être convertis en champs, et les
haies sont éliminées car les paysans pensent qu'elles servent de
refuge aux rongeurs.
L'utilisation de pesticides constitue une menace sérieuse pour le Chipiu
de Cochabamba car il se nourrit dans les champs cultivés. Les habitants
rapportent d'ailleurs qu'ils trouvent fréquemment des oiseaux morts dans
leurs champs après avoir appliqué leurs traitements chimiques.
L'utilisation de ces pesticides en Bolivie est effrayante: non seulement l'on
peut trouver dans le pays des produits interdits dans les contrées voisines,
mais les agriculteurs emploient ici des doses qui dépassent de loin les
limites recommandées; peu informés sur les effets secondaires, ils
pensent que plus les quantités déversées sont élevées,
meilleur est leur effet.
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Chipiu de Cochambamba (Poospiza garleppi)
Photo: Asociación Armonía / BirdLife International |
Il est remarquable de constater
que le Chipiu de Cochabamba, autrefois un spécialiste des peuplements de
Polylepis, ait pu s'adapter aux changements de son habitat. Néanmoins,
la survie de l'espèce est aujourd'hui sévèrement menacée
si des actions ne sont pas prises pour conserver l'habitat agricole traditionnel,
limiter l'emploi des pesticides et sensibiliser les populations.
L'association Armonia (que nous avons déjà soutenu dans plusieurs
de ces programmes - lire Les
premières photos du Hocco cornu de Koepcke), lance donc un programme
de conservation basé sur l'implication et la sensibilisation des populations
locales. Deux communautés seront associées, les Palcapampa et les
Ch'aqui Potrero. L'équipe sera constituée d'un agronome et d'un
biologiste qui évoqueront les principes de lutte biologique et sensibiliseront
les enfants. Des réunions et des débats impliqueront 175 acteurs
locaux.
Un guide basé sur l'expérience acquise auprès de ces deux
communautés "tests" sera rédigé afin d'appliquer
le plan auprès des autres populations.
Le budget estimé nécessaire est de 6000 dollars US: si vous le désirez
vous pouvez participer selon vos possibilités à ce programme
concret de conservation qui se tiendra de juillet à septembre 2008. Ornithomedia.com
y participera aussi sûrement.
Contact: A. Bennett Hennessey, Executive Director - Asociación Armonía
/ BirdLife International - Av. Lomas de Arena 400 - Casilla 3566 - Santa Cruz
de la Sierra - Bolivie - Tel: 591-3-3568808 - E-mail: abhennessey@armonia-bo.org
- Site web: www.armonia-bo.org.
Source: Asociación
Armonía / BirdLife International.
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Colombie
- Juin 2008.
Création d'un fond pour assurer l'avenir de huit réserves andines.
L'association colombienne
Fundación ProAves
et le Global Conservation Fund (GCF) de Conservation International ont annoncé
le 5 juin 2008 le lancement d'un fond permettant de gérer huit réserves
naturelles réparties dans les Andes colombiennes.
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Situation des réserves El Dorado et El Paujil (Colombie), qui bénificieront
d'un nouveau fond de soutien |
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Le GCF a déjà
financé la création de 49 nouveaux secteurs protégés
et l'extension de six autres dans 22 pays.
Ce fond a été baptisé "Colombian Alliance for Zero Extinction
(AZE) Protected Areas Trust".
Il permettra notamment de mener des travaux de recherche et de surveillance dans
chacune des réserves.
Paul Salaman, membre du conseil de ProAves, explique: "les réserves
gérées par ProAves protègent plus de 1 000 espèces
d'oiseau, soit 10% de la diversité ornithologique mondiale, et la majorité
des oiseaux menacés de Colombie. Obtenir un soutien financier à
long terme constitue un succès fantastique pour la conservation de cette
diversité biologique".
59 des 80 oiseaux globalement menacés de Colombie sont présentes
dans le réseau de réserves de ProAves.
Jennifer Morris, vice-présidente de Conservation International, se réjouit:
"la création de ce nouveau fond est un pas important pour prévenir
des extinctions. Il garantira la protection durable de nombreux oiseaux menacés
et de leurs habitats".
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Erione multicolore (Eriocnemis mirabilis)
Photo: ProAves Colombia |
Parmi les espèces
qui profiteront directement de la création du fond, on trouve l'Érione
multicolore (Eriocnemis mirabilis), l'un des colibris les plus rares du
monde (population restante estimée à 250 individus), et le Caïque
de Fuertes (Hapalopsittaca fuertesi), un oiseau si rare qu'il était
considéré comme "perdu" pendant 91 ans avant d'être
redécouvert en 2002.
L'Alliance for Zero Extinction (AZE) a identifié 600 sites à travers
le monde qui doivent être absolument protégés afin d'empêcher
la disparition de presque 800 plantes et animaux en danger critique. La perte
de l'un de ces sites aurait pour conséquence l'extinction de l'une ou de
plusieurs de ces espèces. En Colombie, l'AZE a identifié 48 sites,
dont seuls 11 sont protégés.
Les huit réserves colombiennes qui bénéficieront d'un nouveau
soutien financier ont une superficie comprise entre 250 et 5 000 ha, et sont importantes
pour beaucoup d'espèces migratrices et endémiques; ainsi, la réserve
El Paujil, créée pour la protection du Hocco d'Albert (Crax alberti),
constitue aussi un refuge vital pour l'Atèle varié (Ateles hybridus),
un primate en danger.
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Conure des Santa Marta (Pyrrhura viridicata)
Photo: ProAves Colombia |
Dans le nord de la Colombie,
une partie du Parque Nacional Natural Sierra Nevada de Santa Marta représente
le dernier bastion pour la Conure des Santa Marta (Pyrrhura viridicata).
Le nouveau fond va consacrer 130 000 ha pour acquérir 900 ha, et cette
zone sera appelée la réserve El Dorado.
Elle abrite une biodiversité incroyable, dont un nombre important de plantes
et d'invertébrés non encore décrits et cinq amphibiens menacés
endémiques.
La Sierra Nevada de Santa Marta est l'une des chaînes montagneuses côtières
les plus hautes du monde, s'élevant à 5 775 mètres. La diversité
des habitats y est impressionnante, et au moins 628 espèces d'oiseaux y
ont été notées (lire Observations
remarquables dans la Sierra Nevada de Santa Marta).
Les zones protégées gérées par ProAves comprennent
des secteurs de forêts primaires qui pourraient servir à restaurer
des habitats dégradés. Les forêts tropicales jouent aussi
un rôle important dans la régulation du climat.
Sources: www.conservation.org,
www.proaves.org.
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